
Complot présumé contre le vice premier ministre turc ..
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Complot présumé contre un membre du cabinet turc: 8 militaires interpellés
ANKARA - Huit militaires turcs ont été interpellés par les autorités dans le cadre d'une investigation sur un complot présumé visant un vice-Premier ministre, a indiqué samedi l'armée sur son site internet.
Ce personnel militaire a été placé sous contrôle judicaire dans une caserne après une perquisition effectuée vendredi soir par un procureur civil dans les locaux des forces spéciales de l'armée de terre, précise un communiqué en ligne.
Le texte ne précise pas s'ils seront entendus par des procureurs et déférés éventuellement devant une Cour.
Le chef du gouvernement turc Recep Tayyip Erdogan a reçu samedi le chef d'état-major des armées, le général Ilker Basbug, pour un entretien de près de trois heures et qui ne figurait pas dans son programme.
"Le Premier ministre s'est informé des développements relatifs à la sécurité intérieure et extérieure", souligné un communiqué laconique des services de presse d'Erdogan au terme de la rencontre.
Des journaux turcs ont évoqué la semaine dernière, après l'interpellation puis la libération de deux officiers, l'hypothèse qu'ils ourdissaient un complot contre le vice-Premier ministre Bülent Arinc et planifiaient une attaque contre sa personne du fait qu'ils avaient été arrêtés par la police non loin de son domicile en centre-ville de la capitale turque.
On ignorait si ces deux officiers, un major et un colonel, figurent parmi les huit militaires interpellés.
Selon un communiqué de l'armée publié après cet incident, les deux hommes menaient une enquête sur une taupe de l'armée soupçonnée d'être l'auteur de fuites.
Certains articles ont lié les deux hommes à des suspects cités dans l'enquête sur Ergenekon, un présumé réseau ultranationaliste visant à renverser le gouvernement islamo-conservateur, une affaire actuellement devant la justice.
Cette nouvelle affaire a alimenté des rumeurs de tensions croissantes entre le Parti de la justice et du développement (AKP) du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, qui prend ses racines dans l'islamisme, et l'armée qui se veut garante de la Constitution laïque turque et qui a fait quatre coup d'Etats depuis 1960.
L'enquête sur Ergenekon a obtenu au départ le soutien de l'opinion publique mais ce soutien s'est effrité lorsqu'elle s'est élargie à des opposants au gouvernement qui n'entretenaient pas de liens avec le camp nationaliste.
L'interpellation des militaires est intervenue quelques jours après que le général Basbug eut dénoncé une campagne de dénigrement de l'armée, mettant en garde contre un risque d'"affrontements entre les institutions", civiles et militaires.
AFP